Les filles du roy, pionnières d’ici.
Orphelines de la Salpêtrière, filles de personne, futures mères d’un nouveau peuple, nul ne peut contester le courage de ces filles du roy , personnages importants de notre histoire.
Elles sont les pionnières d’un pays neuf, nées de la France, façonnées par l’Amérique et de ses premières nations.
Sans noblesse de famille, elles seront à jamais nobles par leur choix : elles ont accepté de quitter leur France natale--où l’obscurantisme des chasses aux sorcières règne encore, où le rang détermine votre valeur, où personne ne voulait d’elles--pour un destin incertain, le nouveau continent. En Nouvelle-France résidait l’opportunité d’une nouvelle vie. Une vie meilleure? Cela ne dépendait que d’elles…et de la Providence. Qu’elle accompagne leur traversée et leur permette d’atteindre le rivage!
Énumérer les conditions misérables des traversées en bateau au XVIIe siècle, ainsi que les nombreux périls transatlantiques, prendrait un chapitre! Il faut cependant garder en mémoire que les voyages maritimes à cette époque n’épargnaient que les plus fortes. La déshydratation causée pas les nausées, la mauvaise hygiène, les aliments et l’eau avariés, la trop grande proximité entre les passagers, les tempêtes les corsaires…Une telle odyssée durait des mois, selon les caprices du vent.
À celles arrivées sur la terre ferme, de nouveaux défis ne se firent pas attendre. D’abord, trouver homme à marier. Ensuite, une terre à défricher, une maison à bâtir, des arpents et des arpents de territoire à parcourir, à pied ou par voie fluviale, où la noyade réclamait de fraîches victimes. Une nouvelle vie avec comme compagnon un parfait inconnu, probablement plus rustre et rebelle que ses parents restés en France.
Comme elle est loin, cette vieille capitale; ce Paris de ruelles et de marchés où sous la protection des sœurs l’on pouvait rêver du prince charmant entre demoiselles!
Puis, survivre aux éléments : l’hiver féroce qui vous mord de ses engelures et vous isole dans ses bancs de neige, le printemps humide, l’été et ses insectes affamés, l’automne où tout est à refaire pour se préparer à nouveau pour la saison de disette. Le cycle infini des saisons apportait son lot de corvées. Protégée de Louis XIV, la fille du Roy dût abandonner ses rêves de princesse, serrer les dents et bâtir ce pays avec ses deux mains habiles, avec son âme, avec son ventre, pour les générations à venir.
Orphelines de la Salpêtrière, filles de personne, futures mères d’un nouveau peuple, nul ne peut contester le courage de ces filles du roy , personnages importants de notre histoire.
Elles sont les pionnières d’un pays neuf, nées de la France, façonnées par l’Amérique et de ses premières nations.
Sans noblesse de famille, elles seront à jamais nobles par leur choix : elles ont accepté de quitter leur France natale--où l’obscurantisme des chasses aux sorcières règne encore, où le rang détermine votre valeur, où personne ne voulait d’elles--pour un destin incertain, le nouveau continent. En Nouvelle-France résidait l’opportunité d’une nouvelle vie. Une vie meilleure? Cela ne dépendait que d’elles…et de la Providence. Qu’elle accompagne leur traversée et leur permette d’atteindre le rivage!
Énumérer les conditions misérables des traversées en bateau au XVIIe siècle, ainsi que les nombreux périls transatlantiques, prendrait un chapitre! Il faut cependant garder en mémoire que les voyages maritimes à cette époque n’épargnaient que les plus fortes. La déshydratation causée pas les nausées, la mauvaise hygiène, les aliments et l’eau avariés, la trop grande proximité entre les passagers, les tempêtes les corsaires…Une telle odyssée durait des mois, selon les caprices du vent.
À celles arrivées sur la terre ferme, de nouveaux défis ne se firent pas attendre. D’abord, trouver homme à marier. Ensuite, une terre à défricher, une maison à bâtir, des arpents et des arpents de territoire à parcourir, à pied ou par voie fluviale, où la noyade réclamait de fraîches victimes. Une nouvelle vie avec comme compagnon un parfait inconnu, probablement plus rustre et rebelle que ses parents restés en France.
Comme elle est loin, cette vieille capitale; ce Paris de ruelles et de marchés où sous la protection des sœurs l’on pouvait rêver du prince charmant entre demoiselles!
Puis, survivre aux éléments : l’hiver féroce qui vous mord de ses engelures et vous isole dans ses bancs de neige, le printemps humide, l’été et ses insectes affamés, l’automne où tout est à refaire pour se préparer à nouveau pour la saison de disette. Le cycle infini des saisons apportait son lot de corvées. Protégée de Louis XIV, la fille du Roy dût abandonner ses rêves de princesse, serrer les dents et bâtir ce pays avec ses deux mains habiles, avec son âme, avec son ventre, pour les générations à venir.
Commentaires
Enregistrer un commentaire