Aziza, marcheuse d’espoir
Inspiré de La marche à l’amour de Gaston Miron
L’Aziza, beauté du Maghreb
Tes pieds au henné ont traversé l’Atlas
Doré comme ta peau
À quoi rêves-tu, fille chérie
Au beau regard de jais meurtri?
Ton nom ne te semble pas prédestiné
On t’a préféré tes frères, du bétail et des récoltes
Fraîcheur de rosée, légèreté de nénuphar
Tu sondes le ciel et la mer pour un destin
Digne de toi. La brise ne t’apporte que l’amer silence de ton dieu
Aziza, détrompe-toi : Allah n’a pas renié ses filles
Ensoleillée d’existence, ton âme errante est plus forte
Que les dattiers de ton pays
Héroïne nomade, pèlerine des dunes
Devant toi, les jardins oubliés de la liberté!
Elle avance, marche et titube à travers
Le désert de l’inconnu.
Elle a quitté les siens, la misère
Déserté la famille promise, affamée de dot
Elle avance, marche, parfois court et titube
Vers l’espoir…on lui a parlé des Saudi, en Arabie
Tribu indigène où les femmes
Prennent la parole
Elle était feuille, elle sera racine
Quitte à se lier à l’un d’eux
Elle avance sans certitude, ni Nord, ni Sud
Sa gourde est vide, mais son cœur est jeune et plein d’ardeur
Sa fin est encore lointaine…
Nathalie Benoît
Le 27 septembre, 2004
Inspiré de La marche à l’amour de Gaston Miron
L’Aziza, beauté du Maghreb
Tes pieds au henné ont traversé l’Atlas
Doré comme ta peau
À quoi rêves-tu, fille chérie
Au beau regard de jais meurtri?
Ton nom ne te semble pas prédestiné
On t’a préféré tes frères, du bétail et des récoltes
Fraîcheur de rosée, légèreté de nénuphar
Tu sondes le ciel et la mer pour un destin
Digne de toi. La brise ne t’apporte que l’amer silence de ton dieu
Aziza, détrompe-toi : Allah n’a pas renié ses filles
Ensoleillée d’existence, ton âme errante est plus forte
Que les dattiers de ton pays
Héroïne nomade, pèlerine des dunes
Devant toi, les jardins oubliés de la liberté!
Elle avance, marche et titube à travers
Le désert de l’inconnu.
Elle a quitté les siens, la misère
Déserté la famille promise, affamée de dot
Elle avance, marche, parfois court et titube
Vers l’espoir…on lui a parlé des Saudi, en Arabie
Tribu indigène où les femmes
Prennent la parole
Elle était feuille, elle sera racine
Quitte à se lier à l’un d’eux
Elle avance sans certitude, ni Nord, ni Sud
Sa gourde est vide, mais son cœur est jeune et plein d’ardeur
Sa fin est encore lointaine…
Nathalie Benoît
Le 27 septembre, 2004
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