À Florence…
Légers --vision éthérée-- cavalier et cheval s’élancent à la poursuite d’une symbiose animale.
De ses sabots, la bête pianote la terre mille fois pétrie. Sa cavalière : une jeune fille à la toison de café et aux yeux verts où l’innocence de son âge se perd dans une mûre détermination. Dompter, ou céder la main? Enseigner, ou apprendre? Tant de notions, de choix et de décision se bousculent sous sa tignasse malmenée dans l’air fendu par le galop.
Sous l’abîme céleste drapée de ses couleurs fauves aux rumeurs de crépuscule automnal, la jouvencelle s’acharne sur sa monture : pas, trot, galop,. galop allongé, arrêt, pas de côté…
Poids ultra-léger contre poids lourd. L’heure est à la discipline.
Des muscles se contractent. Des naseaux s’élargissent, frémissent. Deux oreilles, radars de velours, sondent les alentours pour le moindre signal vocal. Le petit cheval gris pommelé est à l’écoute.
Hardi, mais tendre et vaillant. Cabotin, mais jamais hargneux.
Une fois l’entraînement terminé, six jambes vont fouler l’herbe grasse. Cette attendrissante paire savoure, tous deux détendus, ses silences mutuels. L’heure est à la complicité.
Nathalie Benoît,
Le 7 août, 2002
Légers --vision éthérée-- cavalier et cheval s’élancent à la poursuite d’une symbiose animale.
De ses sabots, la bête pianote la terre mille fois pétrie. Sa cavalière : une jeune fille à la toison de café et aux yeux verts où l’innocence de son âge se perd dans une mûre détermination. Dompter, ou céder la main? Enseigner, ou apprendre? Tant de notions, de choix et de décision se bousculent sous sa tignasse malmenée dans l’air fendu par le galop.
Sous l’abîme céleste drapée de ses couleurs fauves aux rumeurs de crépuscule automnal, la jouvencelle s’acharne sur sa monture : pas, trot, galop,. galop allongé, arrêt, pas de côté…
Poids ultra-léger contre poids lourd. L’heure est à la discipline.
Des muscles se contractent. Des naseaux s’élargissent, frémissent. Deux oreilles, radars de velours, sondent les alentours pour le moindre signal vocal. Le petit cheval gris pommelé est à l’écoute.
Hardi, mais tendre et vaillant. Cabotin, mais jamais hargneux.
Une fois l’entraînement terminé, six jambes vont fouler l’herbe grasse. Cette attendrissante paire savoure, tous deux détendus, ses silences mutuels. L’heure est à la complicité.
Nathalie Benoît,
Le 7 août, 2002
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