Irshad Manji
Comme il est parfois difficile de se tenir debout face à l’adversaire; il est tout aussi ardu et risqué de se dresser contre les siens. Contre un puissant vent de traditions millénaires, un zéphyr féroce où religion, loi et mœurs sont indissociables, une femme ose affronter ce souffle, hostile à sa dissidence.
Elle sait se faire un chemin à travers chaque obstacle et son désir de communiquer ses doutes à travers sa foi est inébranlable. De confession musulmane, Irshad dérange pour plusieurs raisons : elle est féministe et son orientation sexuelle va à l’encontre des valeurs de sa communauté religieuse. En plus, elle est journaliste : les interrogations font partie de son métier, mais remettre en question les saintes écritures relève de l’hérésie. Véritable trahison envers les «vrais » musulmans, un déni de la foi islamique.
Pour beaucoup de ses frères de religion, Irshad mérite la prison ou pire : la mort. Les menaces sont légion à l’égard d’Irshad Manji. Les hostilités à son endroit sont virulentes, violentes, inspirées d’une hargne réelle, palpable. Personne ne doit remettre le Coran en question, encore moins une femme!
Comment donc ne pas admirer une femme aussi acharnée dans son désir d’allier religion à ouverture d’esprit? Cette journaliste qui, malgré les risques encourus, prend le temps d’écrire et de publier des idées aussi controversées, n’a d’objectif que de détruire les tabous et inéquités sociales entre les deux sexes.
Même en ce nouveau millénaire, aucune femme n’est autorisée à écrire sur ce sujet. Certaines confessions religieuses seraient donc encore cloîtrées dans cette grande noirceur? Irshad est là pour nous délivrer de cette cécité de la conscience collective. Non, pas sauver : éclairer, informer. Puisse-t-elle paver son chemin de lumière partout où elle passe!
Qu’est-ce qui rend cette Torontoise digne d’être mentionnée dans un ouvrage (autre que ceux qu’elle écrit)? La dame fait appel à la tolérance et cherche à établir des ponts entre les hommes. Elle prêche l’acceptation des autres, non la violence. Sa meilleure arme contre ses détracteurs : l’intelligence, l’humour, le sens de la répartie et une bonne pointe de sarcasme, juste ce qu’il faut de pétillance pour traverser l’adversité ou accueillir les divergences d’opinion et essuyer la haine du revers de la main en tendant l’autre joue.
Il y a tant à dire sur cette femme remarquable. Il suffit de l’écouter parler : vous serez subjugués par son dynamisme et la pertinence de son discours; c’est une oratrice née. Observez son visage ouvert et vous serez conquis par son charisme. Irshad Manji n’est pas une petite brebis sans défense. Procurez-lui un défi, une question épineuse, une joute intellectuelle; elle est plutôt du genre bélier. Préparez vous à des parades et des charges.
Irshad Manji, à surveiller. Une tempête, un coup de poing, une fonceuse. Passionante, vibrante, admirable.
Comme il est parfois difficile de se tenir debout face à l’adversaire; il est tout aussi ardu et risqué de se dresser contre les siens. Contre un puissant vent de traditions millénaires, un zéphyr féroce où religion, loi et mœurs sont indissociables, une femme ose affronter ce souffle, hostile à sa dissidence.
Elle sait se faire un chemin à travers chaque obstacle et son désir de communiquer ses doutes à travers sa foi est inébranlable. De confession musulmane, Irshad dérange pour plusieurs raisons : elle est féministe et son orientation sexuelle va à l’encontre des valeurs de sa communauté religieuse. En plus, elle est journaliste : les interrogations font partie de son métier, mais remettre en question les saintes écritures relève de l’hérésie. Véritable trahison envers les «vrais » musulmans, un déni de la foi islamique.
Pour beaucoup de ses frères de religion, Irshad mérite la prison ou pire : la mort. Les menaces sont légion à l’égard d’Irshad Manji. Les hostilités à son endroit sont virulentes, violentes, inspirées d’une hargne réelle, palpable. Personne ne doit remettre le Coran en question, encore moins une femme!
Comment donc ne pas admirer une femme aussi acharnée dans son désir d’allier religion à ouverture d’esprit? Cette journaliste qui, malgré les risques encourus, prend le temps d’écrire et de publier des idées aussi controversées, n’a d’objectif que de détruire les tabous et inéquités sociales entre les deux sexes.
Même en ce nouveau millénaire, aucune femme n’est autorisée à écrire sur ce sujet. Certaines confessions religieuses seraient donc encore cloîtrées dans cette grande noirceur? Irshad est là pour nous délivrer de cette cécité de la conscience collective. Non, pas sauver : éclairer, informer. Puisse-t-elle paver son chemin de lumière partout où elle passe!
Qu’est-ce qui rend cette Torontoise digne d’être mentionnée dans un ouvrage (autre que ceux qu’elle écrit)? La dame fait appel à la tolérance et cherche à établir des ponts entre les hommes. Elle prêche l’acceptation des autres, non la violence. Sa meilleure arme contre ses détracteurs : l’intelligence, l’humour, le sens de la répartie et une bonne pointe de sarcasme, juste ce qu’il faut de pétillance pour traverser l’adversité ou accueillir les divergences d’opinion et essuyer la haine du revers de la main en tendant l’autre joue.
Il y a tant à dire sur cette femme remarquable. Il suffit de l’écouter parler : vous serez subjugués par son dynamisme et la pertinence de son discours; c’est une oratrice née. Observez son visage ouvert et vous serez conquis par son charisme. Irshad Manji n’est pas une petite brebis sans défense. Procurez-lui un défi, une question épineuse, une joute intellectuelle; elle est plutôt du genre bélier. Préparez vous à des parades et des charges.
Irshad Manji, à surveiller. Une tempête, un coup de poing, une fonceuse. Passionante, vibrante, admirable.
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