Le futur voyageur à dos d’outarde.
Quand au frais matin acidulé, je saluerai le départ des pèlerins ailés, je laisserai la mélancolie en hibernation.
Plus d’adieux amers, fini le serrement de cœur : les oies sauvages peuvent partir vers leur séjour tropical! Le peuple migrateur quitte sa paix boréale comme les feuilles délaissent leur domicile sylvestre. L’un s’élève, l’autre tombe dans une manifestation gracieuse de la gravité. Parmi les insectes engourdis et les arbres frileux, mon âme brûle comme feu de foyer. Désir ardent d’exil.
Comme les bernaches à l’aube de l’équinoxe, mon odyssée commence avant le premier foliage. Je laisse derrière famille, travail, amis et bêtes pour atteindre le vieux continent.
Les aurores d’airain et les crépuscules précoces ont l’arôme de gaufres bruxelloises, la pluie déverse son torrent sur ma tête-- fraîche douche irlandaise-- et les jours et les rythmes de l’occident ont des accents de Bretagne, de Castille, de Florence ou de Thessaloniki. Je respire les montagnes de Corse et les oliviers d’Italie.
De battement d’aile en clin d’œil, le monde devant mes yeux…et une mosaïque de gens à connaître!
Sans chagrin, je suivrai le troublant cortège des voyageurs au long cou, le coffre gonflé d’espoir. Anticipation. Ma propre traversée : un rêve léger comme montgolfière avec les deux pieds ancrés sur terre.
Nathalie Benoît
Le 4 juillet, 2005
Quand au frais matin acidulé, je saluerai le départ des pèlerins ailés, je laisserai la mélancolie en hibernation.
Plus d’adieux amers, fini le serrement de cœur : les oies sauvages peuvent partir vers leur séjour tropical! Le peuple migrateur quitte sa paix boréale comme les feuilles délaissent leur domicile sylvestre. L’un s’élève, l’autre tombe dans une manifestation gracieuse de la gravité. Parmi les insectes engourdis et les arbres frileux, mon âme brûle comme feu de foyer. Désir ardent d’exil.
Comme les bernaches à l’aube de l’équinoxe, mon odyssée commence avant le premier foliage. Je laisse derrière famille, travail, amis et bêtes pour atteindre le vieux continent.
Les aurores d’airain et les crépuscules précoces ont l’arôme de gaufres bruxelloises, la pluie déverse son torrent sur ma tête-- fraîche douche irlandaise-- et les jours et les rythmes de l’occident ont des accents de Bretagne, de Castille, de Florence ou de Thessaloniki. Je respire les montagnes de Corse et les oliviers d’Italie.
De battement d’aile en clin d’œil, le monde devant mes yeux…et une mosaïque de gens à connaître!
Sans chagrin, je suivrai le troublant cortège des voyageurs au long cou, le coffre gonflé d’espoir. Anticipation. Ma propre traversée : un rêve léger comme montgolfière avec les deux pieds ancrés sur terre.
Nathalie Benoît
Le 4 juillet, 2005
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