Sous les accents roucoulants de la regrettée Dalida, j’amorce en force le retour à mon blog mal-aimé tel un parent négligent, les bras chargés de cadeaux destinés à racheter mon pardon. Me faire pardonner par qui? Par moi-même, après tout. Je n’ai que moi-même à satisfaire. J’ai bûché fort et je suis fière de moi. Fière de quoi? Mon acharnement au travail m’apportent enfin mes résultats escomptés. Première promotion: à ma très grande surprise, après des mois d’absence, mon instructeur de karaté m’a jugée prête pour ma ceinture jaune. En fait, rien n’est encore gagné d’avance, car c’est demain le test fatidique. Plus j’y pense, plus ça me rend nerveuse. Le pire c’est de ne pas savoir à quoi s’attendre. En revanche, ça accorde à l’épreuve un aspect mystérieux, comme subir l’initiation d’une société secrète. Je ne pensais pas que le karaté deviendrait un tel engagement. J’y allais à prime abord pour m’adonner à une activité qui me distrairait de mes angoisses et mon hypocondrie. Me ...