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Articles

Affichage des articles du avril, 2010

La nature en héritage

Un collègue d’un âge vénérable nous contait à Monchéri et moi sa passion—et raison principale de rentrer travailler : se payer des voyages de pêche. Ainsi, ce monsieur se lève comme nous avant les premières lueurs du jour, peut passer jusqu’à 16 heures debout comme nous et garder sa bonne humeur malgré tout. Un superviseur ou un client lui fait des remontrances? Il s’en contre-câlisse : il éteint son radio émetteur ou répond d’un « ah oui? » teinté de la plus suprême indifférence, mais demeure poli en tout temps. Puis, il se magasine une pourvoirie et se rend en avion avec ses fils et petits-fils. Un méchant trip. Lorsqu’il en parle, il est tout sourire, Il rit, souvent. Il nous raconte le silence de plomb qui y régna un jour, au point qu’il dut frapper l’eau de sa rame, afin de s’assurer qu’il n’était pas sourd. Il nous dit sa répugnance à pêcher au milieu du lac : il préfère garder les berges dans son champ de vision. Il nous parle de la quantité de bière apportée et de la débauch...

Le test

C’est prévisible, irrésistible : dès qu’on a écrit ses premiers jets sur la blogosphère, on attend…et on revient voir si quelqu’un nous a lu. Et quand personne ne nous a lu, on doute. On commence à remettre en question les textes précédents qui, encore tous frais sortis de sa tête, semblaient acceptables. On renie son nouveau-né pourtant chéri à la naissance. On laisse la place à des doutes encore plus profonds : et si je m’étais façonnée à moi-même l’illusion que j’étais bonne, que j’écrivais bien? Qu’à cela ne tienne : je tenterai de n’écrire que pour moi-même et me faire plaisir, si jamais mon blog ne serait lu de personne. Je vais me payer la traite; tout le monde tout nu! Nan, j’écris n’importe quoi parce que mon cerveau est engourdi par la fatigue et je m’en vais le reposer de ce pas. J’ai plein de blogs à rêver.

Nostalgie sur roues

Nostalgique à fond, je m’amuse parfois à fouiller sur internet pour le moindre jeu capable d’inonder ma tête et mon cœur de souvenirs. Hier, j’en parlais avec Monchéri et une folle envie de retrouver Mister Mouth et de l’acheter m’envahit. Pourquoi lui? Ce n’est qu’un exemple; Ants in the Pants me tente tout autant! J’en suis venue à affirmer à mon conjoint qu’une partie de ma hâte à avoir des enfants venait du plaisir du plaisir que j’anticipais à magasiner pour leurs jouets. Grosse méchante capitaliste? Je ne pense pas que partager le plaisir des jouets avec son enfant fasse nécéssairement de moi une consommatrice à outrance, juste à proférer jurons tels que « acheter » et « magasin »! Mais ça, c’est un autre débat! Donc, j’en étais à dire qu’un rien me donne envie de me blottir dans la ouate de mon enfance passée, et de m’approprier le moindre objet de ma jeunesse de la fin 70, à la fin des années 80. Même si les années 90 m’ont procuré de bons souvenirs, ma jeunesse prenait une tou...

On n’est pas si seul sur la lune!

On n’est pas si seul sur la lune! Le titre n’est peut-être pas le choix le plus éloquent pour annoncer le sujet du blog d’aujourd’hui, mais il est très personnel et je voulais me faire plaisir. J’ai pensé qu’il serait sage de placarder mon blog de plusieurs textes employés à me présenter, afin que le lecteur potentiel ait du matériel à lire et entretienne ainsi le goût de revenir. Cette action entraînera-t-elle le résultat escompté? Je ne le sais pas. Un blog est pour moi comme un saut en bungee sans élastique: ou tu t’en sors (et dans quel état ?!), ou tu te plantes! Mon souhait le plus cher est--et a toujours été—de toucher les gens à travers l’écriture. L’expansion (ou extension? J’hésite entre les deux) d’un public lecteur représente l’ultime acceptation de ses pairs. Et parce que je respecte mon futur et/ou éventuel public, je m’accompagne des meilleurs outils pour ce genre de rédaction : mon « Petit » Robert (je ne voudrais pas avoir à transporter le gros…Ben oui, c’était prévis...

Travail = univers parallèle

Mon travail sera souvent mentionné dans mes blogs, parce qu’il est omniprésent ma vie (moi aussi…je ne suis pas l’exception, je le sais ). Parce que mes collègues sont plus présents dans ma vie que ma propre famille. Parce que parfois, certains événements arrivés au travail, positifs ou négatifs, me suivent jusqu’à chez nous. Parce que je me suis engagée vis-à-vis de mon travail au point d’être la secrétaire de mon exécutif Parce qu’il peut arriver que vie « professionnelle » (c’est un emploi et non une carrière) et personnelle se confondent : d’abord que beaucoup d’entre nous se fréquentent en dehors du travail et, conséquemment, c’est ainsi que j`ai rencontré l’homme de ma vie. Ainsi, lorsque nous sommes ensemble, même à la maison, nous parlons des mêmes personnes, partageons des anecdotes sur un même événement, etc. Seulement, par respect pour mes collègues, et afin d’éviter toute représaille (on ne sait jamais qui peut nous lire!), je préfère garder l’anonymat sur mon lieu de tr...

"Ici nous sommes! "(Astérix chez les Bretons)

Voilà, après une interminable hésitation, je me relance dans l'univers du blogue; je m'aventure à nouveau dans les eaux périlleuses de la discipline personnelle. Discipline nécéssaire pour pondre des textes de qualité orthographique, lexicale et stylistique, car j'ai bien l'intention de publier, un jour. Comme bien d'autres. Mais, tel un athlète en pleine reconquête de son titre, je me dois un entraînement intensif, donc écrire, écrire, écrire...pour garder la forme. Afin de libérer le chaos niché dans mon esprit, je rédigerai mes pensées, contemplations...et humeurs occasionnelles en rafale. Je suis émotive, je ne m'en cache pas. Aussi, j'aime bien observer l'espèce humaine et mon emploi auprès de la clientèle me permet des thèses aussi farfelues que vindicatives. Alors c'est ça...le résultat peut s'avérer aussi surprenant pour moi que pour vous, cher futur (et espéré) lectorat! Vous serez mes cobayes...