Souffle au coeur
Mon cœur se fane. Les pétales de ma jeunesse tombent un à un, virevoltent dans la vacuité fatale du passé.
Mon âme assoiffée d’affection observe avec angoisse le sablier des heures sans tendresse. Encore des promenades solitaires, de solstice en équinoxe, sans une main pour réchauffer la mienne. Une autre saison froide sans personne pour réchauffer mon lit. Point d’escapades romantiques, point de surprises pour égayer mes jours. Point d’avenir radieux pour moi.
À quand le délice de cet instant où j’aurai trouvé le partenaire rêvé, soleil de ma morne existence, où j’aurai connu le bonheur de se lever le matin, avec pour seule motivation, l’anticipation de revoir l’être aimé?
Vibrer pour le plaisir simple de caresser la tête de l’autre, en plein farniente, un dimanche pluvieux. Vivre pour ces petits bonheurs banals, semés un à un dans notre vortex temporel nommé « quotidien » :
Un petit mot doux écrit à la hâte avant de partir,
quelques paroles à l’oreille, inspiratrices d’un sourire.
des regards complices,
des greffes de souvenirs ,
une étreinte spontanée.
Cette tendresse m’est pourtant refusée. Je la cherche, la touche elle me fuit. Elle me rappelle de l’avoir autrefois dédaignée. Elle n’a pour moi que mépris. Elle s’est associée avec la Vie pour me confiner à la solitude, à me condamner à l’incertitude.
Devant les autres, je suis sourire et gaieté alors qu’au fond de moi s’étend l’infini d’un désert arctique. Mon sanctuaire affectif est une nuit saharienne sans aube; une porte entrebaillée, mal gardée. J’y ai laissé quelques hommes entrer et ils pris congé sans promesses, sans retour, sans un dernier regard en arrière. Une âme qui brûle d’aimer est aisément abusée.
Mon souffle est devenu gémissement inaudible. Mon regard, s’est armé d’un bouclier d’étain. Ma conscience, cette aveugle, m’a orientée vers la mauvaise direction. Je me suis fermée à l‘espoir dans l’attente de circonstances plus favorables à la romance. Sans vraiment savoir si je cherche l’ami dans les traits de l’Idéal ou plutôt l’Idéal dans les traits d’un ami.
Nathalie Benoît
Mon cœur se fane. Les pétales de ma jeunesse tombent un à un, virevoltent dans la vacuité fatale du passé.
Mon âme assoiffée d’affection observe avec angoisse le sablier des heures sans tendresse. Encore des promenades solitaires, de solstice en équinoxe, sans une main pour réchauffer la mienne. Une autre saison froide sans personne pour réchauffer mon lit. Point d’escapades romantiques, point de surprises pour égayer mes jours. Point d’avenir radieux pour moi.
À quand le délice de cet instant où j’aurai trouvé le partenaire rêvé, soleil de ma morne existence, où j’aurai connu le bonheur de se lever le matin, avec pour seule motivation, l’anticipation de revoir l’être aimé?
Vibrer pour le plaisir simple de caresser la tête de l’autre, en plein farniente, un dimanche pluvieux. Vivre pour ces petits bonheurs banals, semés un à un dans notre vortex temporel nommé « quotidien » :
Un petit mot doux écrit à la hâte avant de partir,
quelques paroles à l’oreille, inspiratrices d’un sourire.
des regards complices,
des greffes de souvenirs ,
une étreinte spontanée.
Cette tendresse m’est pourtant refusée. Je la cherche, la touche elle me fuit. Elle me rappelle de l’avoir autrefois dédaignée. Elle n’a pour moi que mépris. Elle s’est associée avec la Vie pour me confiner à la solitude, à me condamner à l’incertitude.
Devant les autres, je suis sourire et gaieté alors qu’au fond de moi s’étend l’infini d’un désert arctique. Mon sanctuaire affectif est une nuit saharienne sans aube; une porte entrebaillée, mal gardée. J’y ai laissé quelques hommes entrer et ils pris congé sans promesses, sans retour, sans un dernier regard en arrière. Une âme qui brûle d’aimer est aisément abusée.
Mon souffle est devenu gémissement inaudible. Mon regard, s’est armé d’un bouclier d’étain. Ma conscience, cette aveugle, m’a orientée vers la mauvaise direction. Je me suis fermée à l‘espoir dans l’attente de circonstances plus favorables à la romance. Sans vraiment savoir si je cherche l’ami dans les traits de l’Idéal ou plutôt l’Idéal dans les traits d’un ami.
Nathalie Benoît
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