Cheval, ma chimère
Combien de fois ai-je désiré te chevaucher, créature de rêve? Mes songes les plus secrets m’ont parlé de toi…
D’une longue crinière ondoyante dont le ballet fou vient chatouiller chaque mouvement de ta forte encolure; de muscles saillants sous une robe moirée, savonnée d’écume; d’une longue queue soyeuse pour battre la cadence et les mouches; de deux yeux à la fois timides et alertes, prêts à plaire à son maître.
J’ai surtout rêvé de galopades longues et effrénées, de prés en déserts, de steppes en rivages, ou l’ivresse, complice du temps, faisait à elle seule durer le plaisir. Ces ballades impromptues ou la bête et le cavalier se découvrent sans même se parler…
Mon âme est pleine d’un puissant compagnon, d’une monture au sang chaud dont le profil athlétique évoque ses ancêtres, immortalisés sous forme de statues grecques. Mais aussi d’un ami patient et badin qui m’offre le velours de ses naseaux pendant que sa bouche réclame une friandise.
Une petite femme et un cheval s’élancent vers un vague idéal : la liberté, l’horizon. Leur lien se resserre au cycle des saisons.
Le visage de l’une perdu dans le crin de l’autre, ce n’est plus une fille, ni cheval, mais une femme-centaure.
Nathalie Benoît,
Le 24 mai, 2004
Combien de fois ai-je désiré te chevaucher, créature de rêve? Mes songes les plus secrets m’ont parlé de toi…
D’une longue crinière ondoyante dont le ballet fou vient chatouiller chaque mouvement de ta forte encolure; de muscles saillants sous une robe moirée, savonnée d’écume; d’une longue queue soyeuse pour battre la cadence et les mouches; de deux yeux à la fois timides et alertes, prêts à plaire à son maître.
J’ai surtout rêvé de galopades longues et effrénées, de prés en déserts, de steppes en rivages, ou l’ivresse, complice du temps, faisait à elle seule durer le plaisir. Ces ballades impromptues ou la bête et le cavalier se découvrent sans même se parler…
Mon âme est pleine d’un puissant compagnon, d’une monture au sang chaud dont le profil athlétique évoque ses ancêtres, immortalisés sous forme de statues grecques. Mais aussi d’un ami patient et badin qui m’offre le velours de ses naseaux pendant que sa bouche réclame une friandise.
Une petite femme et un cheval s’élancent vers un vague idéal : la liberté, l’horizon. Leur lien se resserre au cycle des saisons.
Le visage de l’une perdu dans le crin de l’autre, ce n’est plus une fille, ni cheval, mais une femme-centaure.
Nathalie Benoît,
Le 24 mai, 2004
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