Un changement s’est opéré en moi, récemment. Très récemment. Une rage d’écrire. J’ai du mal à lire ce que d’autres bloggeurs font, sans qu’une petite voix me dise : « Qu’est-ce tu fous? Lâche tout et remets-toi à écrire! ».
Je souhaite de tout coeur cette métamorphose permanente.
Alors me voilà, en train de bûcher sur un nouveau blog, sur mon petit cahier interligné. L’heure est présentement à noircir les pages avec une mine de plomb. Ensuite, j’ouvrirai un fichier Word et je retranscrirai le tout sur ordinateur, en ayant bien pris soin de sauvegarder sur ma fidèle grenouille-mémoire (ma clef usb est en forme de grenouille, gracieuseté de ma filleule). Finalement, le copier-coller sur mon blog. L’ordinateur : quel merveilleux outil!
L’espace d’une seconde, je prends une pause pour caresser mon chien. Je reviens à mon occupation première. Les marques laissées par la mine grasse de mon HB/2 envahissent mon âme d’une étrange satisfaction.
J’ignore le but de ce billet. Peut-être en est-il dépourvu. Peu importe; j’écris. Sans censure, sans les délicates arabesques du style. Ce texte ne m’apportera probablement que du regret à sa publication; j’avais besoin de me prouver quelque chose à moi-même.
J’avais besoin de me montrer la voie, la bonne. Celle de l’accomplissement. Celle de la conviction d’avoir réalisé quelque chose; d’avoir fait ce qu’un écrivain fait d’habitude : écrire.
Mon crayon s’arrête avant même la conclusion de cette composition impromptue. Je veux donner vie à mes écrits le plus rapidement possible.
Ma nature dispersée, sans doute.
Le 19 août, 2010
Voici une de mes anciennes compositions, une ébauche sur un cahier d’écriture. Je ne lui ai pas trouvé de titre.
L’hiver tire à sa fin
Comme si la mort s’inclinait sous la force de la renaissance
Comme la marée se retire
Persistance vengeresse du froid
Son agonie se veut lente et tenace
Une vieille matriarche revêche, refusant de mourir
Sans avoir maudit ou déshérité une descendance ingrate
Mais dans les regards des gens
Sourires, soleils, espoir,
Amour, gaillardise, joie
Quant à moi, un seul sentiment
Prend toute la place : euphorie
La lumière est mon psychotrope
Une seule injection de chaleur dans mes veines et
Mon cœur manque d’exploser
En une surdose de bonheur
Je dis à la saison qui m’a vue naître : à bientôt
Et, après une brève hésitation, lui tourne le dos
Le 20 mars, 2007
Je souhaite de tout coeur cette métamorphose permanente.
Alors me voilà, en train de bûcher sur un nouveau blog, sur mon petit cahier interligné. L’heure est présentement à noircir les pages avec une mine de plomb. Ensuite, j’ouvrirai un fichier Word et je retranscrirai le tout sur ordinateur, en ayant bien pris soin de sauvegarder sur ma fidèle grenouille-mémoire (ma clef usb est en forme de grenouille, gracieuseté de ma filleule). Finalement, le copier-coller sur mon blog. L’ordinateur : quel merveilleux outil!
L’espace d’une seconde, je prends une pause pour caresser mon chien. Je reviens à mon occupation première. Les marques laissées par la mine grasse de mon HB/2 envahissent mon âme d’une étrange satisfaction.
J’ignore le but de ce billet. Peut-être en est-il dépourvu. Peu importe; j’écris. Sans censure, sans les délicates arabesques du style. Ce texte ne m’apportera probablement que du regret à sa publication; j’avais besoin de me prouver quelque chose à moi-même.
J’avais besoin de me montrer la voie, la bonne. Celle de l’accomplissement. Celle de la conviction d’avoir réalisé quelque chose; d’avoir fait ce qu’un écrivain fait d’habitude : écrire.
Mon crayon s’arrête avant même la conclusion de cette composition impromptue. Je veux donner vie à mes écrits le plus rapidement possible.
Ma nature dispersée, sans doute.
Le 19 août, 2010
Voici une de mes anciennes compositions, une ébauche sur un cahier d’écriture. Je ne lui ai pas trouvé de titre.
L’hiver tire à sa fin
Comme si la mort s’inclinait sous la force de la renaissance
Comme la marée se retire
Persistance vengeresse du froid
Son agonie se veut lente et tenace
Une vieille matriarche revêche, refusant de mourir
Sans avoir maudit ou déshérité une descendance ingrate
Mais dans les regards des gens
Sourires, soleils, espoir,
Amour, gaillardise, joie
Quant à moi, un seul sentiment
Prend toute la place : euphorie
La lumière est mon psychotrope
Une seule injection de chaleur dans mes veines et
Mon cœur manque d’exploser
En une surdose de bonheur
Je dis à la saison qui m’a vue naître : à bientôt
Et, après une brève hésitation, lui tourne le dos
Le 20 mars, 2007
À mon humble avis, y'a pas une plus belle "névrose" que la rage d'écrire et une thérapiue plus efficace que l'expression artistique. Pour ce qui est d'avoir une nature dispersée, je plains les gens qui n'en ont pas une. Un prof d'université me disait parfois: "Si vous savez exactement quel est votre chemin et que ne marchez que sur celui-là, c'est que vous excluez des milliards d'autres chemins". Je me méfies comme la peste de ceux et celles qui semblent solides et à l'épreuve de tout. Le doute, la fragilité, l'incertitude, le processus essai-erreur... tout ça est une maladie qui porte un nom bien simple: Être humain.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup l'image: "La lumière est mon psychotrope".