Je revisitais mes blogs afin de m’en assurer la sauvegarde et que vois-je? Le blog 7 n’a pour contenu que le titre sus-mentionné. Que suis-je sensée faire d’une telle introduction, lorsque ladite fête est passé depuis trois bons mois? Le thème, un peu décati, ne nécéssite aucun développement. Eh bien, j’écrirai sur autre chose; j’ai déjà presque un paragraphe de fait, à dégoiser ainsi.
Je ne peux ni supprimer ma page, faute de savoir en informatique, ni la laisser immaculée. J’ai besoin de la souiller avec des lettres, des mots et même un peu de style, quel camouflet! J’en éprouve le même plaisir que lorque j’étais écolière, avec de la peinture à main sur le papier ciré.
Voilà le débloquage : ma récente analogie m’a fait traverser le temps vers le passé. L’école. Pas les meilleurs souvenirs de ma vie, à dire franchement, mais certains émergeant vers la surface, telles des bulles dans la bière d’épinette, ne semblent plus si pénibles. Ils remontent en moments sporadiques de mon passé académique. Les bricolages avec les assiettes en carton et les pâtes alimentaires; l’odeur de la colle, le bruissement des ciseaux tranchant une feuille de papier construction.
Les bricolages des fêtes, avec nos «œuvres » affichées sur les fenêtres; les autocollants dans nos cahiers Canada pour un travail bien fait. À Christ-Roy, ma première école, toutes les classes interrompaient leur travail pour se retrouver dans le gymnase afin d’entonner des airs connus de la francophonie, accompagnés par Flore, au piano. Chanter faisait partie du programme de cette école; chanter en français.
Le meilleur moment de l’école, pour moi, était le décompte avant les vacances; hivernales comme estivales. Seule période de mon enfance où le temps avait son importance. Rien ne pouvait battre la fébrilité des derniers jours où jamais le ménage des casiers et des pupîtres n’a paru aussi joyeux. Et que dire du glas final … ah, cloche de la liberté!
Les sorties scolaires, avec le parent responsable et la petite insigne identificatrice accrochée à notre cou… Les récréations passées à l’intérieur en mauvais temps, opportunités rêvée pour colorier ou dessiner avec l’ensemble de crayons de couleur par excellence : la boîte métallique Prismacolor… Ou boîte cartonnée de marque Laurentien, pour les plus modestes.
Les crayons…L’odeur des crayons. Le crissement sonore du taille-crayon à manivelle, accroché au mur. Le grincement insupportable d’une craie sur un tableau. Les appels à l’intercom de la direction.
La récré : les parties de ballon barre-fixe (j’ignore pourquoi, le « barre » était pronconcé à l’anglaise par chez nous), de marelle, de ballon chasseur, de quatre coins.Les berlingots de lait, en avant-midi. Les dessins pour le calendrier de l’école; naïf espoir que le mien sera choisi…La guerre des tuques visionnée dans le sous-sol : entendre les reniflements à la mort de Cléo. Les ventes de livres, de jeux…et de livres de jeux. « Un anniversaire chez les dragons » : mon premier livre à moi.
Le bruit des ballons dans le gymnase; les balles Pepsi; les cerceaux…
Finir…par la rentrée : les achats de matériel scolaire, les nouveaux vêtements. Un sac à dos, ou une boîte à lunch neufs, de temps en temps. Toute une jeunesse tapie dans un casier de mémoire.
Mais les beaux jours demeurent devant moi.
Je ne peux ni supprimer ma page, faute de savoir en informatique, ni la laisser immaculée. J’ai besoin de la souiller avec des lettres, des mots et même un peu de style, quel camouflet! J’en éprouve le même plaisir que lorque j’étais écolière, avec de la peinture à main sur le papier ciré.
Voilà le débloquage : ma récente analogie m’a fait traverser le temps vers le passé. L’école. Pas les meilleurs souvenirs de ma vie, à dire franchement, mais certains émergeant vers la surface, telles des bulles dans la bière d’épinette, ne semblent plus si pénibles. Ils remontent en moments sporadiques de mon passé académique. Les bricolages avec les assiettes en carton et les pâtes alimentaires; l’odeur de la colle, le bruissement des ciseaux tranchant une feuille de papier construction.
Les bricolages des fêtes, avec nos «œuvres » affichées sur les fenêtres; les autocollants dans nos cahiers Canada pour un travail bien fait. À Christ-Roy, ma première école, toutes les classes interrompaient leur travail pour se retrouver dans le gymnase afin d’entonner des airs connus de la francophonie, accompagnés par Flore, au piano. Chanter faisait partie du programme de cette école; chanter en français.
Le meilleur moment de l’école, pour moi, était le décompte avant les vacances; hivernales comme estivales. Seule période de mon enfance où le temps avait son importance. Rien ne pouvait battre la fébrilité des derniers jours où jamais le ménage des casiers et des pupîtres n’a paru aussi joyeux. Et que dire du glas final … ah, cloche de la liberté!
Les sorties scolaires, avec le parent responsable et la petite insigne identificatrice accrochée à notre cou… Les récréations passées à l’intérieur en mauvais temps, opportunités rêvée pour colorier ou dessiner avec l’ensemble de crayons de couleur par excellence : la boîte métallique Prismacolor… Ou boîte cartonnée de marque Laurentien, pour les plus modestes.
Les crayons…L’odeur des crayons. Le crissement sonore du taille-crayon à manivelle, accroché au mur. Le grincement insupportable d’une craie sur un tableau. Les appels à l’intercom de la direction.
La récré : les parties de ballon barre-fixe (j’ignore pourquoi, le « barre » était pronconcé à l’anglaise par chez nous), de marelle, de ballon chasseur, de quatre coins.Les berlingots de lait, en avant-midi. Les dessins pour le calendrier de l’école; naïf espoir que le mien sera choisi…La guerre des tuques visionnée dans le sous-sol : entendre les reniflements à la mort de Cléo. Les ventes de livres, de jeux…et de livres de jeux. « Un anniversaire chez les dragons » : mon premier livre à moi.
Le bruit des ballons dans le gymnase; les balles Pepsi; les cerceaux…
Finir…par la rentrée : les achats de matériel scolaire, les nouveaux vêtements. Un sac à dos, ou une boîte à lunch neufs, de temps en temps. Toute une jeunesse tapie dans un casier de mémoire.
Mais les beaux jours demeurent devant moi.
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