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| Crédit photo: https://www.asu.edu/clas/silc/frewomen/GSand.htm |
Entre voyages et chevauchées, romans et idylles, cette figure emblématique du Romantisme a mené une vie marginale, riche d'amis--et d'amants--célèbres: Musset, Chopin, Delacroix, Dumas, Lizst, Flaubert, Balzac. Une femme remarquable... Une femme appelée George.
Né en 1804, cet écrivain a accumulé autant de conquêtes amoureuses que de romans mémorables qui semblent avoir été inspirés de sa vie. Entre le héros romantique et son créateur, la frontière était floue.
La naissance de George
| Crédit photo: http://www.hotel-r.net/fr/george-sand |
Née Aurore Dupin deux ans après le géant Hugo, devenue Baronne Dudevant par son premier mariage, cette auteure a dû écrire sous un pseudonyme masculin et braver bien des obstacles pour mener une vie marginale à une époque où les attentes envers son sexe et son rang se limitaient à la procréation et l'image de l'époux.
Nature forte et indépendante, la jeune femme qu'était Aurore s'est vite lassée de ce rôle et a décidé de mener sa vie selon ses règles, malgré le prix à payer, malgré la haine, malgré la peine et les déceptions.
Elle a eu plusieurs amants (plus jeunes qu'elle), s'est habillée en homme, a monté à cheval comme un homme (cavalière émérite et téméraire), a porté les cheveux courts, a fumé, voyagé, vécu la vie de n'importe quel écrivain, tout en élevant ses enfants.
George Sand, l'écrivain
| Crédit photo: http://eremita.di.uminho.pt/gutenberg/3/9/7/3/39738/39738-h/39738-h.htm |
George Sand, la femme
Personnalité entière dans le travail comme dans l'amour, George Sand s'est attirée de nombreux détracteurs issus des deux sexes par son mode de vie; il est vrai qu'une telle liberté devait déranger la bonne société de l'époque.
Difficile, cependant, de ne pas être fasciné(e) par cette femme ardente qui s'est coupée les cheveux suite à une déception amoureuse ou a chevauché à bride abattue sous une pluie diluvienne pour aller rejoindre son amant, un peu à l'image des héros romantiques de ses romans.
Comme la vieillesse assagit les passions, George a consacré l'hiver de sa vie à devenir la "bonne dame de Nohant": une grand-mère dévouée à ses confitures, ses enfants et petits-enfants mais l'encre de sa plume ne s'est pas tarie pour autant: épistolaire prolifique, elle a entretenu une correspondance qui a été compilée en une vingtaine de volumes.
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"Laissez verdure"
Telles furent les dernières paroles de cette amante de la nature dont la vie à la campagne a longtemps été préférée à celle de la cité parisienne.
Bien qu'il n'ait jamais vraiment fait partie de ses fréquentations, le grand Victor Hugo l'a saluée ainsi:
"Je pleure une morte, je salue une immortelle."Que l'on déplore ses vices et scandales ou qu'on l'élève au rang d'égérie du XIXe siècle, l'appréciation de George Sand n'appartient qu'à ceux et celles désireux de la connaître. Quelques biographies et films ont tenté de faire une juste interprétation de Madame Sand, mais à mon humble avis, son essence vous sera révélée à travers le choix de ses mots: ses nombreuses lettres.


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