Avant-propos : J’ai décidé de faire l’inverse : à l’ère de la poésie contemporaine, je tente mes premières armes à la poésie un peu plus…disons…classique. Mais puisque j’en suis à mes premières armes, soyons indulgents : je commence à rimailler, mais n’ai pas encore maîtrisé l’art du rythme.
Échos de François Charron
« Notre Silence (Pour les amants), François Charron »
« Nous avons passé une partie de la journée à l’extérieur Du linge fraîchement lavé sèche sur une corde C’est sans doute encore le soir Notre esprit n’est presque plus rien dans la pâleur la pièce Au fond de nous, le silence nous répare parce qu’il n’a pas d’être »
Poème inspiré du précédent
Amour oisif
Charmante illusion, cette possession du temps
À saveur de limonade et de melon d’eau
De sa douceur vespérale l’été nous faisait cadeau
Ô, jubilation de paresseux impénitents!
L’air embaumait le coton frais et l’intimité
Le vent dans les feuillages nous berçait de sa barcarolle
Nous n’avions encore échangé une parole
Comme les amants s’enlacent dans une muette complicité
Lourd comme une ombre, notre amour
Avec tout le poids plume d’une caresse
Troubla la paix dans un hurlement de tendresse
Touristes du nirvana pour un long séjour
Union de nos deux âmes, incarnée
En un être farci d’égoïsme, détaché
Magnanime envers les débauchés,
Notre silence nous a détourné
De la déconstruction du monde
Échos de François Charron
« Notre Silence (Pour les amants), François Charron »
« Nous avons passé une partie de la journée à l’extérieur Du linge fraîchement lavé sèche sur une corde C’est sans doute encore le soir Notre esprit n’est presque plus rien dans la pâleur la pièce Au fond de nous, le silence nous répare parce qu’il n’a pas d’être »
Poème inspiré du précédent
Amour oisif
Charmante illusion, cette possession du temps
À saveur de limonade et de melon d’eau
De sa douceur vespérale l’été nous faisait cadeau
Ô, jubilation de paresseux impénitents!
L’air embaumait le coton frais et l’intimité
Le vent dans les feuillages nous berçait de sa barcarolle
Nous n’avions encore échangé une parole
Comme les amants s’enlacent dans une muette complicité
Lourd comme une ombre, notre amour
Avec tout le poids plume d’une caresse
Troubla la paix dans un hurlement de tendresse
Touristes du nirvana pour un long séjour
Union de nos deux âmes, incarnée
En un être farci d’égoïsme, détaché
Magnanime envers les débauchés,
Notre silence nous a détourné
De la déconstruction du monde
Salut. C'est plaisant d'avoir ce rappel d'été )du linge sèche sur la corde) en plein matin neigeux de décembre. Pas de linge qui sèche sur une corde sur ma rue ce matin... Beau message d'amour à ton chum. Tes meilleurs vers sont les deux derniers je crois. Je pense que les meilleurs vers sont en général, outre l'esthétisme des mots, ceux qui résumeraient le mieux le reste si le reste n'était pas dit. Toute votre journée, sa qualité et vos états d'âme, est contenue dans "Notre silence nous a détourné de la déconstruction du monde". J'aime beaucoup aussi: "Jubilation des paresseux impénitents". (Une des idées de la poésie est de résumer 3 livres en 8 mots, genre. L'ultime réussite, l'étalon de mesure étant à mon humble avis, le "Deviens ce grand oeil fixe, ouvert sur le grand Tout", de Victor Hugo.) T'as de brillants "flashs" dans tes textes. Écris, écris, écris, écris, écrsi, écris...
RépondreSupprimerMerci de cet encouragement. Je te l'ai déjà dit: tes commentaires me motivent à continuer et je t'en fournirai autant pour tes textes. Faut bien s'entraider, entre collègues!:)
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