...J'ai déjà co-fondé une petite revue littéraire? En compagnie de mon éminent collège Sylain et d'autres collègues de mon ancien emploi, nous avions travaillé d'arrache pied pour fonder le Millefeuille, projet commun annonciateur d'une nouvelle vocation.
D'une idée à un véritable document
Document relié de texte colligés pour divertir nos camarades dans ce vaste établissement et créer un pont entre deux solitudes: les employés syndiqués et les cadres du Palais des congrès de Montréal. À travers les contorsions de temps et de distance, nous réalisâmes tout de même ce projet commun: Le Millefeuille, première revue littéraire dans les annales de l'entreprise en reliure spiralée, garnie d'une couverture ornée d'une photographie aux couleurs de la verrière du Palais des congrès, symbole de notre appartenance.
La suite
Bien que l'engouement ne semblait pas au rendez-vous--il aurait peut-être fallu s'assurer de l'intérêt de nos collègues envers la littérature avant de se lancer--j'étais et je suis toujours fière du Millefeuille, preuve de ma capacité à porter un projet à terme (c'est déjà ça!). Une revue inclusive, en plus, car Leslie, une de nos collaboratrices, en plus de faire partie du noyau fondateur, écrivait ses textes en anglais!
J'aimerais même recommencer l'expérience, peut-être sous un autre nom, mais définitivement avec une autre vocation: celle de soulager, distraire les gens dans les salles d'attente de tous les services de soins et de santé des Cantons de l'est par une revue bien de chez nous, avec nos auteurs et nos artistes visuels, afin d'ajouter un agrément pour les yeux. Récit de voyage? Poésie? Nouvelle? Essai? Gravure? Infograpie? Photographie? Tout serait accepté, tant que le ton serait léger, apaisant ou harmonieux, afin que la personne puisse se changer les idées sereinement dans une salle d'attente.
Qui ne s'est pas surpris à rire tout bas d'une blague d'un vieux Readers Digest dans une salle d'attente? Je suis sûre que cette personne a pu oublier ses tracas le temps d'une nanoseconde!
Et l'avenir?
C'est pourquoi je tends la main à tous les écrivains, poètes, conteurs, humoristes francophones et anglophones et artistes visuels: pourquoi ne pas s'unir pour faire du bien aux autres? J'ai des participantes de mes ateliers qui d'ores et déjà seraient prêtes à embarquer dans le bateau, si on le lançait à l'eau!Je tends aussi la main au personnel du milieu des soins et de la santé et tout autre partenaire, pour faire passer ce beau projet auquel je crois auprès des centres de services.
Redonnons vie au Millefeuille, oeuvre collective; offrons à nos concitoyens plus d'une occasion de sourire.
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