Mon entourage me connaît pour avoir longtemps nié le désir de maternité pourtant inhérent chez nombreuses femmes. Et j’ai entendu toutes les répliques possibles :
-Tu changeras d’idée en cours de route
-C’est juste que t’as pas rencontré le bon
-Je pensais comme toi, avant…etc
Ça m’agaçait au plus au point! Mes priorités pour le futur arrivaient dans cet ordre : d’abord écrire un roman à succès (et engranger le fric), posséder un chien et un cheval (mon rêve); ensuite, voyager à travers le monde…puis, dans une disposition d’humeur favorable, rencontrer l’homme de ma vie.
Mais ce n’est pas exactement l’ordre dans lequel les événements se sont déroulés. J’ai mon chien, j’ai au moins mis le pied sur une partie de l’Europe, j’ai mon amoureux, mon roman n’est pas encore fini ( l’objectif principal consiste à le finir…pour le reste, on verra!) et mes moyens actuels sont à des lieues de pouvoir financer l’achat d’un cheval et son entretien. Mais avant de me rassasier les sens dans la plus pure ivresse équestre, j’ai envie d’une famille.
L’idée a germé, comme ça, naturellement, alors que notre couple ne faisait pas encore sa première année. Nous avons commencé à en parler, mais pas un plus que l’autre. L’instinct dans sa forme la plus pure. L’amour au pluriel.
Je me suis surprise moi-même dans mon désir de concevoir, de porter la vie en moi et la guider vers l’existence, de sa naissance à ma mort. Pour moi, avoir un enfant, c’est accepter la jeunesse d’un autre moi-même et de lâcher prise sur la mienne. Maman à la mi-trentaine, c’est faire le deuil du passé pour se concentrer sur l’avenir. Pas de regrets, pas de remords : le meilleur est devant nous.
Ma nature inquiète jamais vraiment loin : un mélange d’excitation et frayeur divise mon anticipation. Pour moi, le savoir c’est une forme de contrôle, d’assurance. Mais que faire lorsque l’on se met à puiser de l’information dans les expériences des autres, on finit par en savoir plus que l’on cherchait : tous les scénarios catastrophe, complications, et dangers exposés. Le spectre de la mort en couches revient toujours me hanter.
Heureusement, j’ai toujours mon entourage pour équilibrer ces tiraillements et ce doute. Après tout, si l’on veut donner dans la statistique, sur le nombre d’amies sur mon facebook, nombreuses sont mamans et elles semblent se porter très bien.
J’anticipe tant de moments de félicité avec cette progéniture! Mon conjoint et moi en discutons beaucoup : toutes les activités, les sorties, les soupers dominicaux, les fêtes familiales. J’espère de tout cœur reconnaître en mes enfants mon bien-aimé. Il me tarde d’apprendre à les connaître!
Ma première mission, en attendant : prendre soin de moi-même et veiller à contrôler les excès alimentaires, faire plus d’exercices et minimiser le stress..ouais, bon…
Il le faudra bien!
-Tu changeras d’idée en cours de route
-C’est juste que t’as pas rencontré le bon
-Je pensais comme toi, avant…etc
Ça m’agaçait au plus au point! Mes priorités pour le futur arrivaient dans cet ordre : d’abord écrire un roman à succès (et engranger le fric), posséder un chien et un cheval (mon rêve); ensuite, voyager à travers le monde…puis, dans une disposition d’humeur favorable, rencontrer l’homme de ma vie.
Mais ce n’est pas exactement l’ordre dans lequel les événements se sont déroulés. J’ai mon chien, j’ai au moins mis le pied sur une partie de l’Europe, j’ai mon amoureux, mon roman n’est pas encore fini ( l’objectif principal consiste à le finir…pour le reste, on verra!) et mes moyens actuels sont à des lieues de pouvoir financer l’achat d’un cheval et son entretien. Mais avant de me rassasier les sens dans la plus pure ivresse équestre, j’ai envie d’une famille.
L’idée a germé, comme ça, naturellement, alors que notre couple ne faisait pas encore sa première année. Nous avons commencé à en parler, mais pas un plus que l’autre. L’instinct dans sa forme la plus pure. L’amour au pluriel.
Je me suis surprise moi-même dans mon désir de concevoir, de porter la vie en moi et la guider vers l’existence, de sa naissance à ma mort. Pour moi, avoir un enfant, c’est accepter la jeunesse d’un autre moi-même et de lâcher prise sur la mienne. Maman à la mi-trentaine, c’est faire le deuil du passé pour se concentrer sur l’avenir. Pas de regrets, pas de remords : le meilleur est devant nous.
Ma nature inquiète jamais vraiment loin : un mélange d’excitation et frayeur divise mon anticipation. Pour moi, le savoir c’est une forme de contrôle, d’assurance. Mais que faire lorsque l’on se met à puiser de l’information dans les expériences des autres, on finit par en savoir plus que l’on cherchait : tous les scénarios catastrophe, complications, et dangers exposés. Le spectre de la mort en couches revient toujours me hanter.
Heureusement, j’ai toujours mon entourage pour équilibrer ces tiraillements et ce doute. Après tout, si l’on veut donner dans la statistique, sur le nombre d’amies sur mon facebook, nombreuses sont mamans et elles semblent se porter très bien.
J’anticipe tant de moments de félicité avec cette progéniture! Mon conjoint et moi en discutons beaucoup : toutes les activités, les sorties, les soupers dominicaux, les fêtes familiales. J’espère de tout cœur reconnaître en mes enfants mon bien-aimé. Il me tarde d’apprendre à les connaître!
Ma première mission, en attendant : prendre soin de moi-même et veiller à contrôler les excès alimentaires, faire plus d’exercices et minimiser le stress..ouais, bon…
Il le faudra bien!
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